««« ours »»»

« ours » dans :
Saint-Gelais
1574 [1873]
~ Il n’est point tant…
Blan­chon
1583
~ Le Printemps gra­cieux… [strophe 4]
Joseph Du Chesne
1584
~ Fais plutôt par la bonté tienne…
Certon
1620
~ Esprits qui vole­tez…
~ Par mon chemin…

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¶ « cette ville, où l’ours / Qui fut premier trouvé le redou­té nom donne » (Certon) : Berne.
 

Ours. Fu­rieux, dif­forme, peu voyant, cruel, affa­mé, pe­lu, brail­lant, in­hu­main, dor­meur, ca­ver­neux, fé­lon, ter­rible, fa­meil­leux ou fa­mé­lique, li­byen, vi­lain, ra­vis­sant, ossu, avide, nu­mi­dien, me­na­çant, en­gou­leur ou en­glou­tis­seur. Les dimi­nu­tifs Our­son ou Our­sil­lon, et Our­set ou Our­se­let. Éveil­lé, jeune, tendre, mal formé.

L’Ours parie au com­men­ce­ment de l’hiver, tenant l’Ourse embras­sée comme font l’homme et la femme, la­quelle ayant char­gé se retire à part dans sa tanière, ne por­tant que trente jours, et fai­sant le plus sou­vent cinq petits Our­sons : Du com­men­ce­ment il semble que ce soit une pièce de chair blanche, sans aucune forme, sans yeux, ni sans poil, étant aussi petite qu’une sou­ris, et n’y voit-on que quelque appa­rence d’ongles, mais à force de lécher, l’Ourse leur donne la forme qu’ils ont. L’Ours demeure en hiver qua­rante jours en sa ta­nière, et l’Ourse quatre mois, dor­mant si pro­fon­dé­ment les pre­miers qua­torze jours qu’ils se sont reti­rés, qu’il n’est pos­sible les éveil­ler, qua­si pour mal qu’on leur fasse. Au sur­plus ils ont la tête aussi tendre que les lions l’ont dure, et sont fort sujets à avoir la vue trouble.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
ff. 187v°-188r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_381_382]
(texte modernisé).

[Voir aussi élé­phant, lion, loup, louve, lynx, once, tigre.]


 

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Ours. Fu­rieus, dif­forme, peu-uoiant, cruel, affa­mé, pe­lu, braiant, in­hu­main, dor­meur, ca­uer­neus, fe­lon, ter­rible, fa­meil­leus ou fa­me­lique, li­byen, vi­lain, ra­uis­sant, ossu, auide, nu­mi­dien, me­na­çant, en­gou­leur ou en­glou­tis­seur. Les dim. Our­son ou Our­sil­lon, & Our­set ou Our­se­let. Esueil­lé, ieune, tendre, mal-for­mé.

L’Ours parie au com­men­ce­ment de l’hiuer, tenant l’Ourse em­bras­see comme font l’homme & la femme, la­quelle aiant char­gé se retire à part dans sa tanière, ne por­tant que trente iours, & fai­sant le plus­sou­uent cinq petits Our­sons: Du com­men­ce­ment il semble que ce soit vne piece de chair blanche, sans aucune forme, sans ïeux, ne sans poil, estant aussi petite qu’vne sou­ris, & n’i voit on que quelque appa­rence d’ongles, mais à force de lecher, l’Ourse leur donne la forme qu’ils ont. L’Ours demeure en hiuer qua­rante iours en sa ta­niere, & l’Ourse quatre mois, dor­mans si pro­fon­de­ment les pre­miers qua­torze iours qu’ils se sont reti­rés, qu’il n’est pos­sible les esueil­ler, qua­si pour mal qu’on leur face. Au sur­plus ils ont la teste aussi tendre que les lions l’ont dure, & sont fort suiets à auoir la veuë trouble.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
ff. 187v°-188r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_381_382]
(texte original).

[Voir aussi ele­phant, lion, loup, louue, lynce, once, tigre.]



 

Liens

* On peut regar­der l’illus­tra­tion du cha­pitre « De Urso » (de l’Ours), page 1065 de L’His­toire des ani­maux, livre I des qua­dru­pèdes vivi­pares, de Conrad Gesner, publié en 1551, en ligne sur Medi­c@, biblio­thèque numé­rique de de la Biblio­thèque inter­uni­ver­si­taire de San­té.

* On peut regar­der en ligne sur Gallica la page consa­crée à l’ours, avec le « por­trait » de l’ourse don­nant forme à son our­son en le léchant, de L’His­toire des ani­maux à quatre pieds, recueil­lie de Gesne­rus [Conrad Gesner] et autres bons et approu­vés auteurs, de Geof­froy Lino­cier, de Tour­non, pu­bliée à Paris en 1584.

Liens valides au 17/01/20.