Plus mon desir
s’acroit, plus l’espoir
m’est douteux,
Tant que i’en hai l’amour:
& si ne puis tant faire,
Que ie n’aime touiours, faisant tout le contraire,
De ce que ie propose en moi mesme honteux.
Mais la neige
deuant prendra noire couleur,
La mer
sera sans eaux,
les daufins
aux montagnes,
Les deins
repaireront aux marines campagnes,
Le froid
sera l’esté,
& l’iuer
la chaleur:
Tout ira au rebours, parauant que se
muë,
Ou Amour
ou Madame enuers ma passion,
Las, comme aimé-ie donc ce qui sans fin me tuë!
Helas ie n’en sai rien: si
ai-ie conoissance,
Qu’amour
pour me nourrir en triste
afflixion,
Me fait aprehender une gaie esperance.
Plus
mon desir
s’acroit, plus l’espoir
m’est douteux,
Tant que i’en hai
l’amour: & si ne puis tant faire,
Que ie n’aime
touiours, faisant tout le contraire,
De ce que ie propose en moi
mesme honteux.
Mais
la neige
deuant prendra noire couleur,
La mer sera
sans eaux,
les daufins
aux montagnes,
Les deins
repaireront aux marines campagnes,
Le froid
sera l’esté,
& l’iuer
la chaleur:
Tout
ira au rebours, parauant que se muë,
Ou Amour ou Madame enuers ma passion,
Las, comme
aimé-ie donc ce qui sans fin me tuë!
Hélas
ie n’en sai rien:
si ai-ie conoissance,
Qu’amour
pour me nourrir en triste
afflixion,
Me fait aprehender une gaie
esperance.
En ligne le 02/09/07.
Dernière révision le 23/05/10.