J’aime le vert laurier,
dont l’hiver
ni la glace
N’effacent la verdeur en tout victorieuse,
Montrant l’éternité à jamais
bienheureuse
Que le temps,
ni la mort
ne change ni efface.
J’aime du houx
aussi la toujours verte face,
Les poignants
aiguillons
de sa feuille
épineuse :
J’aime le lierre
aussi, et sa branche amoureuse
Qui le chêne
ou le mur étroitement embrasse.
J’aime bien tous ces trois, qui
toujours verts
ressemblent
Aux pensers
immortels,
qui dedans moi s’assemblent,
De toi que nuit
et jour
idolâtre j’adore :
Mais ma plaie,
et pointure,
et le Nœud
qui me serre,
Est plus verte,
et poignante,
et plus étroit
encore
Que n’est le vert laurier,
ni le houx,
ni le lierre.
J’aime le vert laurier,
dont l’hiver
ni la glace
N’effacent la verdeur en tout victorieuse,
Montrant l’éternité à jamais
bienheureuse
Que le temps,
ni la mort
ne change ni efface.
J’aime du houx
aussi la toujours verte face,
Les poignants
aiguillons
de sa feuille
épineuse :
J’aime le lierre
aussi, et sa branche amoureuse
Qui le chêne
ou le mur étroitement embrasse.
J’aime bien tous ces trois, qui
toujours verts
ressemblent
Aux pensers
immortels,
qui dedans moi s’assemblent,
De toi que nuit
et jour
idolâtre j’adore :
Mais ma plaie,
et pointure,
et le Nœud
qui me serre,
Est plus verte,
et poignante,
et plus étroit
encore
Que n’est le vert laurier,
ni le houx,
ni le lierre.
En ligne le 04/01/09.
Dernière révision le 27/03/10.