Les Épithètes
de Maurice de La Porte (1571)
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~ Il me souvient…
La Boderie
~ Phébus, Peithon…
Jodelle
~ J’aime le vert laurier…
La Jessée
~ Le tiède flair…
Cath. Des Roches
~ Ausonie, Calabre…
Du Monin
~ Le ruisseau chamarrant…

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Laurier. Delphien, vert, feuillu, prophète ou prophé­tique, sacré, triomphant, immortel, vainqueur, thessalien, docte, verdoyant, cirrhéan, victorieux, le prix des fronts savants, odorant, gentil, arbrisseau de Phébus, touffu, paisible, délien, toujours-vert, parnassien, fati­dique, criquetant, pythien, frondoyant, triomphal, perruqué, l’honneur des vainqueurs, phébéan.

Le Laurier est toujours vert, et a une propri­été si grande, que plantant de ses rameaux en un champ semé de blé, toute la nielle qui le gâte s’amas­sera sur lesdites branches, et demeu­rera le blé exempt de cette cala­mité. Les Romains le portaient en signe de liesse et victoire, et est le prix ordonné des Muses aux vrais sectateurs d’icelles. Davantage le Laurier n’est frappé de foudre, que ce ne soit un présage de quelque grand malheur à venir. Même on tient pour certain que la maison où y aura du Laurier est assurée de foudre.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 146r°v° [Gallica, N0050715_PDF_298_299]
(texte modernisé).

[Laurine. Branche.]

[Mâche-laurier. Poète.]

[Mâche-laurier, c.-à-d. prophètes ou prophé­tisses. Prêtresses.]

[Porte-laurier. Phébus, triomphe, vainqueur.]

[Voir aussi chêne, houx, myrte, olivier, orme, palme ou palmier, pin, sapin…]























Laurier. Delphien, vert, fueillu, prophete ou prophe­tique, sacré, triomphant, immortel, vainqueur, thessalien, docte, verdoiant, cirrhean, victorieus, le pris des fronts sçauans, odorant, gentil, arbrisseau de Phebus, touffu, paisible, delien, tousiours-vert, parnassien, fati­dique, criquetant, pythien, frondoiant, triomphal, perruqué, l’honneur des vainqueurs, phebean.

Le Laurier est tousiours vert, & a vne propri­eté si grande, que plantant de ses rameaus en vn champ semé de bled, toute la nielle qui le gaste s’amas­sera sur lesdites branches, et demeu­rera le bled exempt de ceste cala­mité. Les Romains le portoient en signe de liesse et victoire, & est le pris ordonné des Muses aux vrais sectateurs d’icelles. Dauantage le Laurier n’est frappé de foudre, que ce ne soit vn presage de quelque grand malheur à venir. Mesmes on tient pour certain que la maison ou i aura du Laurier est asseuree de foudre.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 146r°v° [Gallica, N0050715_PDF_298_299]
(texte original).

[Laurine. Branche.]

[Mache-laurier. Poete.]

[Mache-laurier, I. prophetes ou prophe­tisses. Prestresses.]

[Porte-laurier. Phœbus, triomphe, vaincueur.]

[Voir aussi chesne, houx, myrte, oliuier, orme, palme ou palmier, pin, sapin…]