Je
n’égale mes soins
au nombre de l’arène,
Aux fleurettes
d’Avril,
ni aux flots
de la mer :
Et moins aux clairs
Ardents que l’on voit allumer
Là-sus parmi le Ciel,
quand la nuit
est sereine.
Tant de comparaisons ne font rien
à ma peine,
Elles servent plutôt d’accroître, et
d’enflammer,
Le feu
qui brûle trop, jusqu’à me
consumer :
Rendant sans los
mon œuvre,
et sans style
ma veine.
Il suffit qu’au menu
j’ébauche ici ce fleau,
Comme un Peintre
subtil
qui veut en son tableau
Représenter d’un Ost quelque grand’
myriade,
Nous montre seulement les
têtes par le bout :
Aussi bien s’il fallait que j’écrivisse
tout,
Je ferais de mes maux
une grosse
Iliade.
Je
n’égale mes soins
au nombre de l’arène,
Aux fleurettes
d’Avril,
ni aux flots
de la mer :
Et moins aux clairs
Ardents que l’on voit allumer
Là-sus parmi le Ciel,
quand la nuit
est sereine.
Tant de comparaisons ne font rien
à ma peine,
Elles servent plutôt d’accroître, et
d’enflammer,
Le feu
qui brûle trop, jusqu’à me
consumer :
Rendant sans los
mon œuvre,
et sans style
ma veine.
Il suffit qu’au menu
j’ébauche ici ce fleau,
Comme un Peintre
subtil
qui veut en son tableau
Représenter d’un Ost quelque grand’
myriade,
Nous montre seulement les
têtes par le bout :
Aussi bien s’il fallait que j’écrivisse
tout,
Je ferais de mes maux
une grosse
Iliade.
En ligne le 29/10/09.
Dernière révision le 09/11/09.