Assevre’
ie m’esleue, & la frayeur
m’aterre,
Ie n’ayme rien qu’amour,
& la hayne
me suit,
Ie vay le droit chemin, & l’erreur
me conduit,
Ie suis encore vif, & deia l’on m’enterre.
Ie pourchasse la paix,
& rencontre la guerre,
La clarté
m’est ombrage,
& le iour
vne nuit,
Ie seme incessament, & ne cueille aucun fruit,
Ie volle iusqu’aus Cieus,
& rempe sur la terre.
Ie demande salaire, & ne le puis
auoir,
Ie tasche à me sauuer, & ne m’ose mouuoir,
Ie me fay courageus, & suis plein d’impuissance.
Ie tien mauuais regime, & fuy le
bon conseil,
Ie m’oppose au torment,
& ne sens que nuisance :
Vid-on iamais au mien vn martire
pareil ?
Assevre'
ie m’esleue, & la frayeur
m’aterre,
Ie n’ayme rien qu’amour,
& la hayne
me suit,
Ie vay le droit chemin, & l’erreur
me conduit,
Ie suis encore vif, & deia l’on m’enterre.
Ie pourchasse la paix,
& rencontre la guerre,
La clarté
m’est ombrage,
& le iour
vne nuit,
Ie seme incessament, & ne cueille aucun fruit,
Ie volle iusqu’aus Cieus,
& rempe sur la terre.
Ie demande salaire, & ne le puis
auoir,
Ie tasche à me sauuer, & ne m’ose mouuoir,
Ie me fay courageus, & suis plein d’impuissance.
Ie tien mauuais regime, & fuy le
bon conseil,
Ie m’oppose au torment,
& ne sens que nuisance :
Vid-on iamais au mien vn martire
pareil ?
En ligne le 25/10/06.
Dernière révision le 11/07/10.