I’ay tant crié,
ô
doulce
Mort,
renuerse
Auec ce corps
mon grief torment
souz terre,
Que ie me sens presque finir la guerre
De l’esperance
à mon desir
diuerse.
Voy, dame,
voy, que les pleurs
que ie verse,
Et les souspirs
ardens,
que ie desserre
Hors de mon cœur,
et le traict
qui m’enferre,
Veullent finir si dure
controuerse.
Mes pleurs
ont ia tant d’humeur
attiré,
Et mes souspirs
tant d’ardeur
respiré,
Et tant de sang
ce traict
m’ha fait respandre,
Que sans humeur,
chaleur,
ou sang
encore,
Ce peu d’esprit,
qui m’est resté t’adore
En ce corps
sec,
froid
pasle,
et presque en cendre.
I’ay tant crié,
ô doulce Mort,
renuerse
Auec ce corps
mon grief torment
souz terre,
Que ie me sens presque finir la guerre
De l’esperance
à mon desir
diuerse.
Voy, dame,
voy, que les pleurs
que ie verse,
Et les souspirs
ardens,
que ie desserre
Hors de mon cœur,
et le traict
qui m’enferre,
Veullent finir si dure
controuerse.
Mes pleurs
ont ia tant d’humeur
attiré,
Et mes souspirs
tant d’ardeur
respiré,
Et tant de sang
ce traict
m’ha fait respandre,
Que sans humeur,
chaleur,
ou sang
encore,
Ce peu d’esprit,
qui m’est resté t’adore
En ce corps
sec,
froid
pasle,
et presque en cendre.
En ligne le 06/01/08.
Dernière révision le 16/03/11.