««« dra­gon »»»

« Dragon » ou « Dragons » dans :
La Jessée
1583
~ Plutôt en paix…
Joseph Du Chesne
1584
~ Ô Lèthe som­meil­leux…
Certon
1620
~ Pour ravir la toi­son…

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Dragon. Véné­neux ou ve­ni­meux, écail­lé, veil­lant ou vi­gi­lant, crê­té, tor­tueux, long, clair-voyant, em­pen­né, cau­te­leux, in­dien, ver­doyant, ter­rible, azu­ré, sif­flant, ca­ver­neux, en­tor­til­lé, vo­lant, cri­neux, souffle-venin, cruel, non-dormant, gar­dien de la riche laine, ser­pen­tin, puis­sant, avide, éthio­pien. Le dimi­nu­tif Dra­gon­ceau.

Le Dragon est le plus grand de tous les ser­pents, et a cou­tu­miè­re­ment 20 cou­dées de lon­gueur, et ses dents sont aiguës et acé­rées, com­bien que sa plus grande force soit à la queue, avec laquelle ayant lié quel­qu’un, c’est fait, car il le tue, même l’Élé­phant n’en peut pas échap­per. Il n’a du venin qu’en la langue et au fiel, et pour cette cause les Éthio­piens après leur avoir ôté la langue, ne font aucune dif­fi­cul­té d’en man­ger la chair. Quel­que­fois il habite en la mer et aux rivières, et se cache dedans les cavernes et creux. Davan­tage il ne dort guère, ains veille presque tou­jours, et si a la vue fort aiguë.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 84v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_175]
(texte modernisé).

[Voir aussi Chimère et Médée]


 

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Dragon. Vene­neus ou ve­ni­meus, escail­lé, veil­lant ou vi­gi­lant, cres­té, tor­tueus, long, clair-voiant, em­pen­né, cau­te­leus, in­dien, ver­doiant, ter­rible, azu­ré, sif­flant, ca­uer­neus, en­tor­til­lé, vo­lant, cri­neus, soufle-venin, cruel, non-dormant, gar­dien de la riche laine, ser­pen­tin, puis­sant, auide, æthio­pien. Le dim. Dra­gon­ceau.

Le Dragon est le plus grand de tous les ser­pens, & a cous­tu­mie­re­ment 20. cou­dees de lon­gueur, & ses dens sont agues et ace­rees, com­bien que sa plus grande force soit à la queuë, auec laquelle aiant lié quel­qu’vn, c’est fait, car il le tue, mesme l’Ele­phant n’en peut pas escha­per. Il n’a du venin qu’en la langue & au fiel, & pour ceste cause les Æthio­piens apres leur auoir osté la langue, ne font aucune dif­fi­cul­té d’en man­ger la chair. Quel­ques­fois il habite en la mer & aux riuieres, & se cache dedans les cauernes & creux. Dauan­tage il ne dort gueres, ains veille presque tous­iours, & si a la veuë fort ague.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 84v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_175]
(texte original).

[Voir aussi Chimœre et Medee]