««« Éthio­piens »»»

« Éthio­pe » dans :
Vauque­lin
1555 [1872]
~ Je chasse en mer…

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Éthio­piens. Noirs, bar­bares, cuits, lip­pus, sau­vages, bru­taux, mores, san­gui­naires, affreux, brû­lés, mons­tru­eux, nus, hi­deux.

Les Éthio­piens sont ainsi appe­lés à cause du Prince Éthiops fils de Vul­cain, qui a été leur gou­ver­neur. Ce sont gens tous contre­faits et dif­formes pour la cha­leur du soleil qui est fort véhé­mente en leur pays, auquel ils vivent quasi bru­ta­le­ment, et ne passent jamais l’âge de 40 ans. Ils abondent en Ébène, ils chassent aux Élé­phants et les mangent. Ils ont aussi des Lions, Rhi­no­cé­ros, Basi­lics, Léo­pards, Dra­gons, et plu­sieurs autres bêtes dan­ge­reuses et mons­tru­euses.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 7r°v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_20_21]
(texte modernisé).

[Éthio­pien /-ienne. Can­nelle, dra­gon, ébène, Nil, Sa­bée.]

[Voir aussi Alle­mands, Arabes, Écos­sais, Espa­gnols, Flo­ren­tins, Fran­çais, Mores, Si­ci­liens, Suisses, Turcs, Vé­ni­tiens et Grecs, Parthes, Ro­mains, Scythes]


 

Avertis­se­ment

Cata­logue de lieux com­muns, quand bien même recueil­lis chez les poètes et « plu­sieurs savants per­son­nages », le recueil des Épi­thètes de Maurice de La Porte n’échappe évi­dem­ment pas aux sté­réo­types qu’on dira aujour­d’hui nour­ris des peurs, fan­tasmes, igno­rances et pré­ju­gés propres aux fran­co­phones catho­liques mâles à la peau blanche de 1571, chez qui l’auteur a pui­sé et aux­quels ils étaient des­ti­nés. On les publie sans vou­loir rien en omettre, à titre de docu­ments sus­cep­tibles de révé­ler la langue et la pen­sée d’une époque, en son­geant aussi qu’ils peuvent indi­quer pour notre époque les dan­gers du recours irré­flé­chi, auto­ma­tique, aux res­sour­ces de la langue.



 

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Æthio­piens. Noirs, bar­bares, cuits, lip­pus, sau­uages, bru­taus, mores, san­gui­naires, affreus, brus­lez, mons­tru­eus, nuds, hi­deus.

Les Æthio­piens sont ainsi appel­lez à cause du Prince Æthiops fils de Vul­can, qui a esté leur gou­uer­neur. Ce sont gens tous contre­faits & dif­formes pour la cha­leur du soleil qui est fort vehe­mente en leur païs, auquel ils viuent quasi bru­ta­le­ment, & ne passent iamais l’aage de 40.ans. Ils abondent en Ebene, ils chassent aux Ele­phans & les mangent. Ils ont aussi des Lions, Rhi­no­ceres, Basi­liques, Leo­pards, Dra­gons, & plu­sieurs autres bestes dan­ge­reuses & mons­tru­euses.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 7r°v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_20_21]
(texte original).

[Æthiopien /-ienne. Ca­nelle, dra­gon, ebene, Nil, Sabee.]

[Voir aussi Ale­mans, Arabes, Escos­sois, Espa­gnols, Flo­ren­tins, Fran­çois, Mores, Si­ci­liens, Suisses, Turcs, Ve­ni­tiens et Grecs, Parthes, Ro­mains, Scythes]