««« Vul­cain »»»

« Vul­cain » dans :
Des Autels
1553
~ De Jupi­ter…
Magny
1557
~ Amour a fait de moi…
La Jessée
1583
~ Le Dieu Vulcain…
Las­phrise
1597
~ Mon La Fuie, à ce coup…
Mar­beuf
1628
~ Je ne m’étonne plus…

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¶ « un Vul­cain » (Magny) : un volcan
voir aussi
« Vul­cain » selon
# Martin, 1544.
 

Vulcain. Labo­rieux, dieu fèvre, laid, dé­han­ché, cocu, tar­dif, noir, ma­nœuvre, in­dus­trieux, lem­nien, maus­sade, for­ge­ron, ju­no­nien, sot, dieu boi­teux, en­fu­mé, jo­vial, si­ci­lien, dif­forme, etnéan, igné, flam­boyant, roi du feu, pied-tortu, clo­chant, pou­dreux, aime-feu.

Vulcain fils de Jupi­ter et de Junon, pour sa vilaine dif­for­mi­té fut jeté du ciel par ses parents en l’île de Lem­nos, et nour­ri en ce lieu par Eury­nome fille de l’Océ­an et de Thé­tis, ou comme veulent aucuns, par des Sin­gesses. Pour être tom­bé de si haut il devint boi­teux. L’on dit qu’il avait une forge en cette île, et qu’étant fèvre des dieux, il y for­geait avec les Cyclopes qui étaient ses ser­vi­teurs, les foudres de Jupi­ter. Il deman­da Minerve en mariage : mais elle n’en vou­lut point. Et depuis épou­sa Vénus, laquelle étant par lui trou­vée en adul­tère avec Mars, il les enchaî­na tel­le­ment ensemble, qu’ils ne se purent défaire jus­ques à ce qu’ils eussent été vus ain­si accou­plés, et mo­qués de tous les autres dieux et déesses. Les anciens en ont fait un dieu du feu, et les poètes quel­que­fois le prennent pour le feu même.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
ff. 283v°-284r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_573_574]
(texte modernisé).

[Vulcanien /-ienne /-s. Ardeur, armes et ar­mures, bras, Ca­cus, ca­non, chef-d’œuvre, Cy­clopes, dard, en­clume, Etna, forge, for­ge­ron, foudre, ha­que­bute ou ar­que­buse, lai­deur, mar­teau, Pan­dore.]

[Voir aussi Éthio­piens]


 

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Jean MARTIN, 1544.
 

Vulcain dieu du feu, fut fils de Jupi­ter et de Junon. Les poètes disent que sa mère ne le trou­vant beau à son gré, n’en faisait compte : par quoi Jupi­ter offen­sé le pré­ci­pi­ta du Ciel en l’île de Lem­nos, où il se rom­pit une jambe : depuis il devint for­ge­ron des dieux, et mari de Vénus.

Jean MARTIN, L’Arcadie de Messire Jacques Sannazar,
mise d’Italien en Français, 1544, « Exposi­tion de plusieurs mots conte­nus en ce livre, dont l’intelli­gence n’est commune », f° 133r° [Gallica, NUMM-110564, PDF_265]
(texte modernisé).


 

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Vulcan. Labo­rieus, dieu feure, laid, des­han­ché, coquu, tar­dif, noir, ma­nœuure, in­dus­trieus, lem­nien, maus­sade, for­ge­ron, iu­no­nien, sot, dieu boi­teus, en­fu­mé, iouial, si­ci­lien, dif­forme, ætnean, ignee, flam­boiant, roi du feu, pied-tortu, clo­chant, pou­dreus, aime-feu.

Vulcan fils de Iupi­ter & de Iunon, pour sa vi­laine dif­for­mi­té fut iet­té du ciel par ses parens en l’isle de Lem­nos, & nour­ri en ce lieu par Eury­mone [sic, pour Eury­nome] fille de l’Ocean & de The­tis, ou comme veullent aucuns, par des Sin­gesses. Pour estre tom­bé de si haut il deuint boi­teus. Lon dit qu’il auoit vne forge en ceste isle, & qu’estant feure des dieux, il i for­geoit auec les Cyclopes qui estoient ses ser­ui­teurs, les foudres de Iupi­ter. Il deman­da Minerue en mariage: mais elle n’en vou­lut point. Et depuis espou­sa Venus, laquelle estant par lui trou­uee en adul­tere auec Mars, il les enchai­na tel­le­ment ensemble, qu’ils ne se peurent def­faire ius­ques à ce qu’ils eussent esté veus ainsi accou­plez, & mo­quez de tous les autres dieux & deesses. Les anciens en ont fait vn dieu du feu, & les poëtes quel­ques­fois le prennent pour le feu mesmes.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
ff. 283v°-284r° [Gallica, NUMM-50715, PDF_573_574]
(texte original).

[Vulcanien /-ienne /-s. Ætna, ardeur, armes & ar­meures, bras, Ca­cus, ca­non, chef-d’œuure, Cy­clopes, dard, en­clume, forge, for­ge­ron, foudre, ha­que­bute ou har­que­buze, lai­deur, mar­teau, Pan­dore.]

[Voir aussi Æthio­piens]



 

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Iehan MARTIN, 1544.
 

Vulcan dieu du feu, fut filz de Iupi­ter & de Iuno. Les poetes dyent que sa mere ne le trou­uant beau a son gré, n’en fai­soit compte: par­quoy Iupi­ter offen­sé le pre­ci­pi­ta du Ciel en l’isle de Lem­nos, ou il se rom­pit une iambe: depuis il deuint for­ge­ron des dieux, & mary de Venus.

Iehan MARTIN, L’Arcadie de Messire Iaques Sannazar,
mise d’Italien en Francoys, 1544, « Exposi­tion de plusieurs motz conte­nuz en ce liure, dont l’intelli­gence n’est commune », f° 133r° [Gallica, NUMM-110564, PDF_265]
(texte original).