««« Mars »»»

« Mars », « fier Dieu » ou « Dieu guer­rier » dans :
Salel
1540
~ D’où vient ceci ?…
Ron­sard
1552
~ Quand au pre­mier…
Le Caron
1554
~ Où prit Jupin…
Pas­quier
1555
~ Lorsque ma dame…
Bu­gnyon
1557
~ D’une Junon…
Buttet
1561
~ Tu as ce crin…
Jamyn
1575
~ Ô beaux che­veux…
1584 [1879]
~ L’été sera l’hiver…
Du Bartas
1578
~ Et de vrai, si d’un rien…
Boys­sières
1578
~ Amour, Mars, Apol­lon…
1579
~ Apollon radieux…
Blan­chon
1583
~ Le Printemps gra­cieux… [strophe 10]
Du Monin
1585
~ De Jupin, Mars, Phé­bus…
~ Le ruisseau cha­mar­rant…
~ Yeux pur cristal d’amour…
Las­phrise
1597
~ J’ai vu les belles fleurs…
~ Madame fit em­prunt…
~ Mon La Fuie, à ce coup…
~ Non sans cause, Beau­vais…
Vermeil
1600
~ Comme un brave Cour­sier…
Angot
1603
~ Je ne crains d’Aqui­lon…
~ Toute chose prend fin…
~ Qui pourrait voir au ciel…
Claude Gar­nier
1609
~ Plutôt seront…
Mar­beuf
1628
~ Je ne m’étonne plus…

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◊ « fier Dieu que l’âpre Thrace adore » (Buttet)
◊ « le Dieu guerrier » (Lasphrise)
voir aussi
« Mars » selon
# Proust, 1549
# Bouillet, 1878
 

Mars. Guerrier, cruel, har­di, puis­sant, fer­ré, ma­gna­nime, fé­lon, bel­li­queux, in­sen­sé, fier, aime-sang, fu­rieux, âpre, hor­rible, indomp­table, rui­neux, san­glant, odieux, vio­lent, port’épée, im­pla­cable, cou­ra­geux, ho­mi­cide, ter­rible, in­hu­main, tu­mul­tueux, va­ga­bond, aveugle, dé­dai­gneux, co­lère, mé­chant, sé­di­tieux, triste, sé­vère, tur­bu­lent, géné­reux, san­gui­naire, bel­lique, enra­gé, dou­teux, fu­ri­bond, in­vin­cible, fou­droyant, su­perbe, ireux, ef­froyable, ar­dent, fort, im­pé­rieux, ensan­glan­té, dom­ma­geable, im­pé­tueux, for­ce­né, dieu ven­geur, au­da­cieux, im­pi­toyable, ra­vis­sant, inef­frayable, ri­gou­reux, puis­sant [dou­blon], inexo­rable.

Les anciens ont cru que Mars favo­ri­sait aux hommes en guerre, et l’ont esti­mé dieu d’icelle : sem­bla­ble­ment les poètes feignent qu’il est fils de Jupi­ter et de Junon, voire de la seule Junon, qui par le conseil de Flore ayant tou­ché une herbe qu’elle lui ensei­gna, le conçut. Ils disent aussi que depuis Mars eut la com­pa­gnie de Ju­non, et qu’elle engen­dra Vul­cain. Sou­ventes fois ce mot est pris pour la guerre.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
f° 159v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_325]
(texte modernisé).

[Cornet martial. Misène.]

[Enfant de Mars. Escri­meur, gendarme, Phlé­gye, sol­dat ou sou­dard.]

[Martial /-ale /-aux. Acier, alarme, Alle­mands, armée, Bac­chus, ba­taille, bel­li­queur ou bel­li­queux, Bel­lone, camp, capi­taine, che­val, com­bat, dard, effort, enseigne, épée, esca­dron ou sca­dron, flèche, gen­darme, guerre, ha­que­bute ou ar­que­buse, har­diesse, har­nois, Hec­tor, Mi­nerve, Parthes, plaie, prouesse, rage, reîtres, Ro­mains, sol­dat ou sou­dard, Suisses, tam­bour ou tam­bou­rin, Té­rée, Thrace, trait, trompe ou trom­pette, vain­queur.]

[Ouvrage martial. Canon.]

[Race de Mars. Sol­dat ou sou­dard.]

[Voir aussi Mavors.]


 

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Jean PROUST, 1549.
 

Mars) C’est le Dieu des batailles, que Junon femme de Jupi­ter, selon l’opi­nion d’aucuns, conçut du seul attou­che­ment, et odeur des fleurs.

Jean PROUST, in DU BELLAY, Recueil de Poésie, 1549,
« Brève exposi­tion de quelques passages poétiques les plus diffi­ciles conte­nus en cet œuvre », « Du Chant triomphal », p. 74 [Gallica, NUMM-71119, PDF_75]
(texte modernisé).


 

Marie-Nicolas BOUILLET, 1878.
 

MARS, dieu de la guerre, fils de Jupi­ter et de Junon, ou de Junon seule, sui­vant Ovide. On le repré­sente armé de pied en cap, ayant à ses pieds un coq, symbole de la vigi­lance et de l’ardeur au com­bat. Mars était par­ti­cu­liè­re­ment ado­ré chez les Thraces et chez les Romains. Ceux-ci le regar­daient comme le père de Romu­lus et de Rémus, et avaient don­né son nom au pre­mier mois de leur année, ainsi qu’à un des jours de la se­maine. Il avait à Rome un col­lège de prêtres, les Saliens. Ce dieu fut, selon la Fable, l’amant heu­reux de Vénus : il se lais­sa sur­prendre avec elle par Vul­cain, qui les enve­lop­pa dans un filet. À la guerre de Troie, il fut bles­sé par Dio­mède.

Marie-Nicolas BOUILLET,
Dictionnaire universel d’Histoire et de Géo­gra­phie,
vingt-sixième édition, 1878, p. 527
[Gallica, NUMM-4849].



 

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Mars. Guerrier, cruel, har­di, puis­sant, fer­ré, ma­gna­nime, fe­lon, bel­li­queus, insen­sé, fier, aime-sang, fu­rieus, aspre, hor­rible, indom­table, rui­neus, san­glant, odieus, vio­lent, port’-espee, im­pla­cable, cou­ra­geus, ho­mi­cide, ter­rible, in­hu­main, tu­mul­tueus, va­ga­bond, aueugle, des­dai­gneus, cho­lere, mes­chant, se­di­tieus, triste, se­uere, tur­bu­lent, ge­ne­reus, san­gui­naire, bel­lique, enra­gé, dou­teus, fu­ri­bond, in­uin­cible, fou­droiant, su­perbe, ireus, ef­froiable, ar­dent, fort, im­pe­rieus, ensan­glan­té, dom­ma­geable, im­pe­tueus, for­ce­né, dieu van­geur, au­da­cieus, im­pi­toiable, ra­uis­sant, inef­froiable, ri­gou­reus, puis­sant [dou­blon], inexo­rable.

Les anciens ont creu que Mars fauo­ri­soit aux hommes en guerre, & l’ont esti­mé dieu d’icelle: sem­bla­ble­ment les poetes feignent qu’il est fils de Iupi­ter & de Iunon, voire de la seule Iunon, qui par le conseil de Flore aiant tou­ché vne herbe qu’elle lui ensei­gna, le conceut. Ils disent aussi que depuis Mars eut la com­pa­gnie de Iunon, & qu’elle engen­dra Vul­can. Sou­uentes­fois ce mot est prins pour la guerre.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
f° 159v° [Gallica, NUMM-50715, PDF_325]
(texte original).

[Cornet martial. Misene.]

[Enfant de Mars. Escri­meur, gen­darme, Phle­gye, sol­dat ou soul­dart.]

[Martial /-ale /-aus. Acier, alarme, Ale­mans, armee, Bac­chus, bataille, bel­li­queur ou bel­li­queus, Bel­lone, camp, capi­taine, che­ual, com­bat, dard, effort, enseigne, esca­dron ou sca­dron, espee, fleche, gen­darme, guerre, ha­que­bute ou har­que­buze, har­diesse, har­nois, Hec­tor, Mi­nerue, Parthes, playe, proüesse, rage, reistres, Ro­mains, sol­dat ou soul­dart, Suisses, ta­bour ou ta­bou­rin, Te­ree, Thrace, traict, trompe ou trom­pette, vain­cueur.]

[Ouurage martial. Canon.]

[Race de Mars. Soldat ou soul­dart.]

[Voir aussi Mauors.]



 

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Ian PROUST, 1549.
 

Mars) C’est le Dieu des batailles, que Iuno femme de Iupi­ter, selon l’opi­nion d’aulcuns, conceut du seul attou­che­ment, & odeur des fleurs.

Ian PROUST, in DU BELLAY, Recueil de Poesie, 1549,
« Brieue expo­si­tion de quelques passaiges poëtiques les plus diffi­ciles contenuz en cet œuure », « Du Chant triumphal », p. 74 [Gallica, NUMM-71119, PDF_75]
(texte original).