Les Épithètes
de Maurice de La Porte (1571)
««« Furies »»»

« Furie » ou « Fureurs » dans :
La Jessée
~ Va cruelle Érinnys…
J. Du Chesne
~ Ô Lèthe sommeilleux…

~#~
















voir aussi
« Furies » selon
# Proust, 1549.
# Bouillet, 1878.
 

Furies. Filles de la nuit, infer­nales, cruelles, horribles, venge­resses, âpres, laides, serpen­tines, pluto­niennes, cocytides, stygiennes, aché­rontées, inhu­maines, rebelles, hideuses, inexo­rables, noires, difformes, méchantes, sévères, rudes, ardentes, domma­geables, tristes, encou­leuvrées, nuitales, punis­santes.

Les Furies sont trois en nombre : Alecton, Tisiphone, et Mégère, que les Poètes disent être filles d’Achéron et de la Nuit, et que par icelles les âmes sont punies aux enfers.

Maurice de LA PORTE, Les Épithètes, 1571,
ff. 109v°-110r° [Gallica, N0050715_PDF_225_226]
(texte modernisé).

[Orde furie. Avarice.]

[Voir aussi Érinne, Euménides.]







Jean PROUST, 1549.


Les filles d’Achéron) Les trois Furies filles du fleuve infernal Achéron, et de la nuit. On leur attribue des flambeaux, et des fouets, dont elles tourmentent les ombres damnées. En lieu de cheveux, elles ont des serpents. Tout cela ne signifie autre chose, que les remords des consciences coupables.

Jean PROUST, « Brève exposition de quelques passages poétiques les plus difficiles contenus en cet œuvre »,
« Du Chant triomphal »,
in DU BELLAY, Recueil de Poésie, 1549, p. 74
[Gallica, N071119_75]
(texte modernisé).







Marie-Nicolas BOUILLET, 1878.


FURIES (du latin furere, être en colère), divinités infernales, filles de la Nuit et de l’Achéron, étaient chargées de punir les crimes des hommes dans les Enfers, et quelquefois même sur la terre. On en compte ordi­nai­rement trois, Tisiphone, Alecto et Mégère. On les représente avec un air terrible, les cheveux entre­lacés de serpents, tenant une torche d’une main et de l’autre un poignard. On les nommait aussi par antiphrase Euménides. Primi­ti­vement les Grecs ne recon­naissaient qu’une Furie ; ils la désignaient sous le nom d’Érinnys (vengeresse).

Marie-Nicolas BOUILLET,
Dictionnaire universel d’Histoire et de Géographie,
vingt-sixième édition, 1878, p. 715
[Gallica, N0004849].








Furies. Filles de la nuit, infer­nales, cruelles, horribles, vange­resses, aspres, laides, serpen­tines, pluto­niennes, cocytides, stygiennes, ache­rontees, inhu­maines, rebelles, hideuses, inexo­rables, noires, difformes, meschantes, seueres, rudes, ardentes, domma­geables, tristes, encou­leuurees, nuitales, punis­santes.

Les furies sont trois en nombre Alecton, Tisiphone, & Megere, que les Poëtes disent estre filles d’Acheron & de la nuit, & que par icelles les ames sont punies aux enfers.

Maurice de LA PORTE, Les Epithetes, 1571,
ff. 109v°-110r° [Gallica, N0050715_PDF_225_226]
(texte original).

[Orde furie. Auarice.]

[Voir aussi Erinne, Eumenides.]








Jean PROUST, 1549.


Les filles d’Acheron) Les troys Furies filles du fleuue infernal Acheron, et de la nuict. On leur attribue des flambeaux, & des fouetz, dont elles tormentent les umbres damnées. En lieu de cheueux, elles ont des serpens. Tout cela ne signifie autre chose, que les remords des consciences coulpables.

Ian PROUST, « Brieue exposition de quelques passaiges poëtiques les plus difficiles contenuz en cet œuure »,
« Du Chant triumphal »,
in DU BELLAY, Recueil de Poesie, 1549, p. 74
[Gallica, N071119_75]
(texte original).