D’une incroyable
amour,
d’un désir,
d’une crainte,
La chaleur,
l’aiguillon,
et la morne froideur,
À languir, s’égarer, et geler
en
l’ardeur,
Sourde,
aveugle,
et muette,
ont mon âme
contrainte.
Je n’ose découvrir
mon affection
sainte,
Brûlé,
point, et
glacé, je
couve mon malheur,
Et tâchant d’amoindrir l’effort
de ma douleur,
Je déçois ma raison
par une fable feinte.
Hélas mon cher Soleil,
connais donc mon émoi,
Mon désir,
et ma peur,
prenant pitié
de moi,
Comme d’un criminel,
qui gêné par le
cable
Sent l’angoisseux
tourment,
et ne s’ose écrier :
Car je suis à la chaîne,
et ne t’ose
prier,
Toi qui peux seule ôter la douleur
qui m’accable.
D’une incroyable
amour,
d’un désir,
d’une crainte,
La chaleur,
l’aiguillon,
et la morne froideur,
À languir, s’égarer, et geler
en
l’ardeur,
Sourde,
aveugle,
et muette,
ont mon âme
contrainte.
Je n’ose découvrir
mon affection
sainte,
Brûlé,
point, et
glacé, je
couve mon malheur,
Et tâchant d’amoindrir l’effort
de ma douleur,
Je déçois ma raison
par une fable feinte.
Hélas mon cher Soleil,
connais donc mon émoi,
Mon désir,
et ma peur,
prenant pitié
de moi,
Comme d’un criminel,
qui gêné par le
cable
Sent l’angoisseux
tourment,
et ne s’ose écrier :
Car je suis à la chaîne,
et ne t’ose
prier,
Toi qui peux seule ôter la douleur
qui m’accable.
En ligne le 29/01/09.
Dernière révision le 30/04/10.